Franck Berthinier

Prendre du recul pour mieux avancer

En janvier, j’ai volontairement levé le pied.

Pas de posts LinkedIn.
Moins de bruit.
Plus de silence.

J’avais besoin de recul. Sur moi-même, sur mon activité, sur ce que j’aime vraiment faire. Et avec le recul, une évidence s’impose : prendre de la distance fait un bien fou. Ça permet de se recentrer, de clarifier, de retrouver l’essentiel.

Une année éprouvante, comme pour beaucoup

L’année dernière a été éprouvante à plus d’un titre.

Comme beaucoup d’entrepreneurs, j’ai ressenti de plein fouet le ralentissement de l’activité économique. Une crise bien réelle, mais aussi largement alimentée par un sentiment diffus de déclassement, par la peur de l’avenir qui s’installe dans les entreprises. Cette peur paralyse, brouille les décisions, fragilise les relations.

J’ai aussi vécu une désillusion avec un client historique de plus de dix ans.
Une relation que je pensais solide et amicale, construite dans la durée, et qui s’est pourtant arrêtée de manière brutale. Des engagements pris, puis finalement remis en cause.
Pas de leçon universelle à en tirer : chacun a sa vision du business et ses propres valeurs. 

Je n’en tire pas une morale simpliste sur le business et l’amitié. D’autres, au contraire, m’ont prouvé qu’ils restaient les mêmes dans les moments difficiles. 

Déconnexion totale et remise à plat

J’ai commencé l’année par une vraie coupure : quinze jours au Kenya. Une déconnexion totale, nécessaire. Puis je suis revenu à ce que j’ai toujours fait : observer, analyser, scanner.

Je passe beaucoup de temps à regarder ce qui se fait de mieux, partout dans le monde, pour comprendre, anticiper et adapter ces évolutions à mon activité. Ce travail de fond m’a permis d’aboutir aujourd’hui à une vision très claire de mon positionnement et de la communication des entreprises.

J’ai également fait un choix structurant : travailler désormais avec un directeur artistique sur le graphisme et le wording. Objectif assumé : renforcer le côté premium de mes prestations, avec une cohérence globale, esthétique et éditoriale.

L’IA change la donne. Définitivement.

L’intelligence artificielle est arrivée. Et elle bouscule profondément nos organisations, en particulier la communication.

Nous venons clairement de changer d’époque.

SEO, IA, relations presse, branding… tout est en train de se recomposer. La surproduction d’images et de vidéos générées par l’IA crée paradoxalement une soif de réel. Les consommateurs recherchent aujourd’hui des preuves d’humanité.

Ce qui paraissait banal hier – l’instant machine à café, le post jugé “bateau” – devient un véritable levier de connexion. Les moments simples, imparfaits, sincères deviennent des opportunités de créer du lien émotionnel.

Le référencement n’est plus ce qu’il était

Depuis quelques mois, j’observe un basculement très net dans la manière dont le référencement fonctionne.

Ce n’est plus seulement une affaire de mots-clés ou de pages parfaitement optimisées. Avec l’essor des moteurs conversationnels et de l’IA générative, le référencement ressemble de plus en plus… aux règles de Wikipédia.

Sur Wikipédia, une chose est claire :
sans preuves, tu n’existes pas.

Chaque affirmation doit être sourcée, vérifiable, citée par des sources externes crédibles. Sinon, la page disparaît. Aujourd’hui, les IA fonctionnent exactement de la même façon avec les marques.

Une page seule, même excellente, ne suffit plus.

Ce que l’IA cherche, ce sont :

  • des marques citées ailleurs

  • des signaux cohérents sur plusieurs supports

  • des références externes fiables

La question n’est plus “êtes-vous visible ?” mais :
“Est-ce que d’autres parlent de vous, et peut-on leur faire confiance ?”

Le retour en force des relations presse

C’est là que beaucoup se trompent.

Le netlinking à l’ancienne perd progressivement de son intérêt. À l’inverse, les relations presse reviennent en force : articles de fond, interviews, analyses, médias sectoriels, tribunes d’experts.

Pas pour faire joli.
Mais parce que ce sont précisément ces contenus que les IA identifient, croisent, hiérarchisent et mémorisent.

Aujourd’hui, SEO, branding, relations presse et social media ne sont plus des silos. Ils racontent une seule et même chose : la crédibilité d’une marque dans son écosystème.

On ne référence plus seulement des pages.
On installe des marques comme des sources fiables.

Et ça change profondément la stratégie digitale.

Ce début d’année m’a permis de prendre du recul, de clarifier ma vision et d’assumer des choix forts.

La communication change. Le référencement change. Les attentes des audiences changent.
Et beaucoup d’entreprises sentent que leurs outils actuels ne produisent plus les mêmes effets, sans toujours savoir par quoi les remplacer.

Si ces sujets résonnent avec vos propres questionnements, je serais ravi d’en échanger. Sans discours formaté, sans promesse miracle, simplement pour confronter les points de vue et voir comment renforcer la crédibilité, la visibilité et l’impact de votre communication dans ce nouveau contexte.

Parfois, une discussion suffit à remettre de la clarté là où il y a trop de bruit.

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